Les vaccinations

M. Georges THIEBAULT

(Conseil publié le 22/04/2017)

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Les vaccinations
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Les vaccins

Vaccins indispensables

Ce sont tous les vaccins du calendrier vaccinal, élaboré par les experts, revu chaque année en fonction de l’évolution des maladies infectieuses en France et publié sous l’autorité du Ministère de la Santé : se protéger des maladies infectieuses. 

Vaccins exigibles

Ce sont les vaccins nécessaires au moment de l’entrée en collectivité en raison de l’obligation légale et afin de limiter la survenue d’une épidémie atteignant des enfants n’ayant pas encore, ou ne pouvant pas être vaccinés (ROR, pneumocoque, méningite, hépatite).

  • Vaccin Diphtérie-Tétanos-Polio
  • Vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole
  • Vaccin Pneumocoque
  • Vaccin Méningite C
  • Vaccin Hépatite B

Vaccins recommandés

Ne figurent pas sur le calendrier vaccinal général en France (figurent dans d’autres pays), sont recommandés par la communauté médicale :

  • Vaccin Rotavirus
  • Vaccin Méningite B

Vaccins complémentaires

Ce sont des vaccins qui peuvent être indiqués pour une protection complémentaire, soit parce qu’ils ne figurent pas au calendrier vaccinal général, soit en raison de circonstances d’environnement particulier

  • Vaccin Grippe
  • Vaccin Varicelle
  • Vaccin Hépatite A

Quelques conseils pour que le vaccin ne soit pas douloureux

  • Rassurez vous, tout se passera bien, le fait que vous n’ayez pas d’appréhension vous-même est important. Il n’y a pas de préparation particulière à prévoir avant la vaccination ; inutile de donner du paracétamol auparavant en lui parlant doucement, sans manifester d’appréhension. Le tenir assis sur ses genoux ou le porter dans les bras le mettra en confiance.
  • On peut mettre localement un patch anesthésiant, en sachant que la piqûre elle-même est très fine et peu sensible ; c’est l’injection du produit que l’enfant ressentira avant tout.
    Le patch doit être placé au niveau de la cuisse, ou de l’épaule, au moins 1 h avant, sous un pansement bien occlusif
  • Mettre l’enfant au sein, s’il est allaité, le rassure.
  • Si le nourrisson ne peut être mis au sein, lui faire boire avec succion une solution sucrée au moins 2 minutes avant le geste vaccinal
    Il existe en pharmacie des solutions toute prêtes : Algopedol, Pacidol
    Vous pouvez préparer vous-même avec un biberon de 60 ml d’eau en diluant 3 sucres

Après la vaccination

Il est possible que l’enfant soit un peu fébrile, grognon, avec une perte d’appétit, une fatigue, dans les heures qui suivent et durant un jour ou deux.
Cela provient du système de défense immunitaire qui est stimulé par la vaccination.

Il suffit de donner du paracétamol, pour passer ce cap.

 

Les craintes liées à la vaccination

A quoi servent les vaccins

La vaccination permet d’éviter des maladies infectieuses contre lesquelles on n’a pas de traitement.
La vaccination est reconnue comme la mesure de santé publique qui a amélioré la santé, après l’accès à l’eau potable, même en tenant compte de l’amélioration des conditions de vie. Toutes les études sur l’incidence des maladies démontrent l’efficacité de la vaccination : éradication de la variole, prochaine éradication de la poliomyélite, élimination attendue de la rougeole.

Les effets secondaires des vaccins sont bien répertoriés avec une surveillance active et permanente d’éléments nouveaux qui pourraient être signalés. La balance bénéfices/risques est très en faveur de la vaccination.

Qui décide du calendrier vaccinal

C’est le ministère de la santé, après avis de commissions spécialisées dans l’évolution des maladies et des possibilités de vaccination. Le calendrier vaccinal est adapté chaque année selon les risques de maladies infectieuses.

Vaccins obligatoires et vaccins recommandés

Il y a deux aspects, d’une part les obligations légales, d’autre part les recommandations vaccinales émises en fonction de l’évolution des risques infectieux et de la mise à disposition de nouveaux vaccins. Depuis 1964 la loi n’a pas été modifiée, et une grande Concertation Citoyenne a eu lieu en 2016, colligeant les avis de l’ensemble des acteurs concernés, des professionnels aux particuliers. A l’issue des auditions il a été recommandé que l’obligation vaccinale soit étendue à l’ensemble des vaccins du calendrier vaccinal, tout en respectant la possibilité de refus à titre individuel.

Quels sont les intérêts économiques en jeu

L’industrie pharmaceutique fabrique et met sur le marché les vaccins après une demande d’agrément au niveau européen. La communication sur les vaccins est règlementée par les autorités sanitaires. Le vaccin est un médicament, si l’industrie tire un bénéfice de la commercialisation des vaccins, ce sont les autorités de santé qui décident de la mise à disposition des vaccins.

Les ligues anti-vaccinales sont soutenues par des lobbys commerciaux qui leur permettent de financer leurs communications.

Comment est-on informés sur les vaccinations ?

Les autorités de santé communiquent par le biais des instances officielles comme la Haute Autorité de Sant, le Haut Comité de Santé Publique et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament qui publient les avis officiels

Les ligues anti-vaccinales communiquent par le biais des réseaux sociaux et de la presse qui relaie ce qui pourrait être une alerte sanitaire. En retour les autorités de santé n’interviennent pas « à chaud » mais par le biais de mises au point après avis de commissions spécialisées.

Comment comprendre les messages contre les vaccinations

Les messages diffusés sont des alertes à partir d’expériences personnelles. Ensuite il faut étudier si cette expérience est retrouvée par d’autres, confirmé par les études approfondies et publiées dans la littérature avec un niveau de preuves étayé. C’est le rôle de la communauté scientifique internationale qui compare l’ensemble des publications.